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Les guerres de Vendée

Les guerres de Vendée (ou la guerre de Vendée selon les points de vue) font référence à l'insurrection vendéenne en réponse à l'instauration de la première république française. Elles ont durée 3 ans, de 1793 à 1796. À cette époque, rien ne laissait présager une telle révolte de la part des vendéens. Cette région était semblable aux autres si ce n'est qu'elle était restée encore très rurale mais contrairement à certaines idées reçues, elle n'était ni plus royaliste, ni plus catholique que le reste de la France.

Drapeau de la Vendée militaire

Drapeau de la
Vendée militaire

Paradoxalement, les églises attiraient peu de monde quand la Révolution débuta mais suite aux persécutions des républicains envers l'Église, les français se plièrent de plus en plus au culte catholique, comme un pied de nez au nouveau pouvoir. Entre 1789 et 1793, le mécontentement des français, dont les vendéens, se faisait de plus en plus fort avec la déportation des prètres, l'émigration des nobles, la mise à mort de Louis XVI ou la conscription forcée de 300.000 hommes. Partout en France, la révolte se fit entendre, la République ne fut plus acceptée. Français et vendéens en eurent assez de la corruption, de l'agravation des inégalités et des restrictions des libertés.

Des insurrections se développèrent dans toute la France mais c'est en Vendée que les républicains eurent le plus de mal à ramener l'ordre. Cathelineau, simple artisan, devint chef de l'armée vendéenne en 1793 et combatit les républicains. Par la suite, plusieurs chefs issus de la petite noblesse le remplaça. De grandes villes furent reprises aux Bleus comme Cholet, Fontenay-le-Comte ou Angers.

Suite aux défaites républicaines, le pouvoir en place, la Convention, envoya de nouvelles troupes pour combattre la Vendée. Suite à cela, les vendéens décidèrent de s'allier aux chouans et aidèrent des soldats britanniques à débarquer en France. Cependant, ils comptèrent des dizaines de milliers de morts dans leur rang. Dans un rapport du général républicain Westermann à la Convention, celui-ci écrit :

Citoyens républicains, il n'y a plus de Vendée ! Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l'enterrer dans les marais et les bois de Savenay. Suivant les ordres que vous m'avez donnés, j'ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas un prisonnier à me reprocher; les routes sont semées de cadavres. On fusille sans cesse à Savenay, car à chaque instant il arrive des brigands qui prétendent se rendre prisonniers.

Bataille de Cholet en 1794

Durant la première moitié de l'année 1794, les représailles se font de plus en plus sanglantes avec les colonnes infernales du général Turreau et les mariages républicains de Carrier.
Les colonnes infernales sont composées de 6 divisions qui ont pour objectif de livrer aux flammes tout ce qui peut être brûlé et de tuer hommes, femmes et enfants.
Les mariages républicains consistaient à forcer certains prisonniers à s'accoupler, dont des membres du clergé, de les ligoter dans des postures obscènes et de les noyer dans la Loire. Les enfants ne sont pas épargnés ; ce spectacle macabre plaisait beaucoup à Carrier qui nomma la Loire la baignoire nationale.
La Vendée toute entière fut en proie à la terreur, des villes entières furent détruites, femmes, enfants et même animaux ne furent épargnés, les récoltes furent brûlées et les viols et actes de torture quotidiens. Certains républicains allaient jusqu'à tanner de la peau humaine.

Le bilan de ces guerres est effroyable. Le général Hoche, républicain, fit l'évaluation de 600.000 morts. Les estimations les plus basses font état de 120.000 morts mais le chiffre le plus probable est de 400.000 victimes environ, dont plus de 100.000 enfants.
Gracchus Babeuf, dans "Du système de dépopulation ou La vie et les crimes de Carrier", dénommait cette extermination de la population Vendéenne de populicide.

Aujourd'hui, la République Française renie ce génocide programmée par la Convention et aucun manuel scolaire ne traite aujourd'hui cet épisode. Le nom du général Turreau, organisateur des colonnes infernales, est même inscrit sur l'Arc de Triomphe à Paris.